Comment optimiser le SEO d’un site multilingue ?

Comment optimiser le SEO d’un site multilingue ?

by Clément Dubois / Jeudi, 12 Juin 2014 / Published in SEO & Organique

Je me suis intéressé il y a quelque temps aux sites multilingues et multirégionaux d’un point de vue SEO. J’ai pu faire plusieurs recherches que je souhaiterais partager avec vous.

Lorsque vous vous lancez dans le référencement multilingue et multirégional, vous faites un petit pas vers une zone inconnue du SEO! Le SEO multilingue et multirégional est une stratégie de site complexe qui sert de multiples endroits et langues.

Dans ce post, j’essaierai de parcourir tous les points que vous devez savoir sur l’optimisation de ce genre de site web.

Qu’est-ce qu’un site multilingue ?

Un site multilingue est un site où on le retrouve plus d’une langue. Généralement, les informations affichées sont les mêmes, mais peuvent être dites d’une manière différente selon la culture de l’audience.

Un bon exemple de site multilingue est YouTube qui propose sa plateforme vidéo en 61 langues différentes.

Qu’est qu’un site multirégional ?

Un site multirégional est un site qui cible des internautes de plusieurs pays différents. Par exemple, un site qui cible à la fois le Canada anglophone et les États-Unis est un site multirégional.

Le SEO multilingue est une pratique qui permet d’offrir un contenu web optimisé dans différentes langues. Le SEO multirégional est une pratique qui permet de créer du contenu optimisé spécifiquement adapté à plusieurs régions géographiques.

Ces deux stratégies  se chevauchent souvent, c’est pourquoi nous couvrons dans cet article ces 2 aspects.

Avant de vous lancer à corps perdu dans un site multilingue, identifiez correctement les pays que vous souhaitez viser et surtout les langues à utiliser.

Répertoire, sous-domaines ou ccTLD ?

Après avoir déterminé les langues et les régions, vous devez choisir votre nom de domaine et/ou la stratégie de la structure des URL.

Généralement, Google utilise ccTLD (country code TLD) pour savoir quelle audience vous ciblez réellement.

Cependant, afin de cibler le mieux possible son audience, le blogue de Google nous fait part des différentes solutions de structure d’URL possibles avec leurs avantages et inconvénients.

 

ccTLDs
eg: monsite.de, monsite.fr
Sous-domaines avec gTLDs
eg: de.monsite.com, fr.monsite.com, etc
Sous répertoires avec les gTLDs
eg: monsite.com/de/, monsite.com/fr/, etc.
Paramètres des URLs
eg: monsite.com?loc=de, ?country=france, etc.
Les plus +

  • Ciblage géographique clair
  • Localisation géographique du serveur non pertinente
  • Séparation aisée des sites
Les plus +

  • Facilité de la mise en œuvre
  • Possibilité d’utiliser le ciblage géographique disponible dans les Outils pour les webmasters
  • Plusieurs localisations géographiques possibles pour le serveur
  • Séparation aisée des sites
 Les plus +

  • Facilité de la mise en œuvre
  • Possibilité d’utiliser le ciblage géographique disponible dans les Outils pour les webmasters
  • Peu de maintenance (même hébergeur)
 Les plus +

  • Utilisation déconseillée
Les contres

  • Coûteux (et disponibilité sans doute limitée)
  • Nécessite une infrastructure plus importante
  • Exigences liées au ccTLD strictes (parfois)
Les contres

  • Il est possible que les visiteurs ne puissent pas identifier le ciblage géographique à l’aide de l’URL seule (le code “fr” correspond-il à la langue ou au pays ?)
 Les contres

  • Il est possible que les visiteurs ne puissent pas identifier le ciblage géographique à l’aide de l’URL seule.
  • Localisation géographique du serveur unique
  • Séparation des sites plus complexe
 Les contres

  • Segmentation basée sur l’URL difficile
  • Il est possible que les visiteurs ne puissent pas identifier le ciblage géographique à l’aide de l’URL seule.
  • Utilisation impossible du ciblage géographique dans les Outils pour les webmasters

 

En ayant un aperçu des différentes options, quelle est la bonne solution? La réponse dépend bien entendu des objectifs que vous vous fixez. Mais comme on peut le constater, les paramètres URL du style site.com/?country=France sont à oublier.

Pour ma part, la meilleure solution reste soit le sous-répertoire ou le sous-domaine. Du point de vue SEO et analyse, les choses peuvent vite devenir très confuses quand vous avez plusieurs domaines différents.

Lorsque vous souhaitez ajouter votre contenu pour différentes langues, le mieux est donc d’acheter un TLD générique (.com, .net).

Donc:

  • Pour un sous-domaine, ça ressemblerait à ceci : de.monsite.com, fr.monsite.com.
  • Pour un répertoire, l’URL serait sous cette forme : monsite.com/fr, monsite.com/de.

Finalement, d’un point de vue encore plus personnel, je suis plutôt pour la structure de répertoire qui me semble la plus adaptée. Elle répartit l’autorité générale sur l’ensemble du site – ce qui est également le cas pour les sous-domaines —, mais pour ma part, les sous-répertoires me semblent moins séparés du site que les sous-domaines.

Quelle que soit la stratégie adoptée, il faut simplement bien séparer vos différentes langues pour que Google puisse voir clairement votre objectif.

L’attribut hreflang

Lorsque vous avez un site bilingue, généralement vous possédez le même contenu, mais bien évidemment sous deux langues différentes. Les moteurs de recherche ont mis en place le rel= « alternate » hreflang=fr ». Cela permet d’indiquer la destination et la langue des différentes variantes de vos pages.

Pour cela, il faut ajouter dans le <head> ces balises. En voici un exemple :

  • <link rel=”alternate” hreflang=”fr” href=”http://monsite.com/fr/” />
  • <link rel=”alternate” hreflang=”en” href=”http://monsite.com/en/” />

Cette balise indique donc aux moteurs de recherche qu’il y a deux variantes de cette page en Anglais et en Français.

Sitemap

Un autre moyen de préciser les versions linguistiques de vos URLs est de le faire via le Sitemap XML. En reprenant les mêmes URL au-dessus, voici ce que cela donne pour les URL françaises et anglaises :

<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<urlset xmlns="http://www.sitemaps.org/schemas/sitemap/0.9"
xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml">
<url>
<loc>http://www.monsite.com/en/</loc>
<xhtml:link rel="alternate" hreflang="fr" href="http://www. monsite.com /fr/" />
</url>
<url>
<loc>http://www.monsite.com/fr/</loc>
<xhtml:link rel="alternate" hreflang="en" href="http://www. monsite.com.com/en/" />
</url>
</urlset>

La location du serveur est-elle un facteur de référencement géolocalisé?

John Mueller (Webmaster Trends Analyst chez Google) soutient que le fait d’avoir un serveur local joue vraiment un petit rôle et peut souvent être non pertinent. Il ajoute que le mieux est d’avoir un ccTLD ou encore de paramétrer le public que vous ciblez dans Webmaster Tools. Je vous invite à cliquer sur ce lien d’aide pour voir la façon de le faire.

Dans la même veine, Google énonce d’autres signaux qui aident à déterminer la cible géographique:

  • Par exemple si vous ciblez la France, il serait intéressant de voir ce mot apparaître dans votre contenu
  • L’adresse locale
  • Le numéro de téléphone
  • Les liens provenant d’autres sites locaux

Bing

Contrairement à Google, Bing fait attention à la balise meta language. Assurez-vous que ce paramètre est réglé correctement pour toutes les pages du site.

<meta http-equiv=”content-language” content=”en-us”>

Quelques points à ne pas faire

  • Avoir plusieurs versions du contenu de différentes langues sur une même page.
  • Traduire votre contenu sans penser à traduire l’URL.
  • Ne pas proposer le choix de changer de langue sur une page spécifique. Par exemple, si vous avez une URL monsite.com/fr/nom-produit-en-fr-1, vous devez donner le choix à l’utilisateur d’être directement redirigé vers  monsite.com/en/nom-produit-en-en-1 et non sur la page d’accueil.
  • Éviter les redirections automatiques en fonction de langue perçue de l’utilisateur. Ces redirections pourraient empêcher les utilisateurs polyglottes de visionner des résultats de recherche, et ce, dû simplement à la configuration du navigateur dans une langue spécifique. – Google.

J’ai essayé de faire le tour concernant le SEO multilingue et multirégional. Si vous avez d’autres trouvailles, je vous invite à les partager et en discuter avec nous.


Sources :

https://support.google.com/webmasters/answer/182192?hl=fr

http://googlewebmastercentral.blogspot.ca/2010/03/working-with-multi-regional-websites.html

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Clément Dubois, Ludis Media

Clément Dubois

Spécialiste en marketing digital
J’occupe la fonction de spécialiste SEO et PPC chez Ludis Media. Toujours curieux des nouvelles technologies, Ludis Media m’offre l’opportunité de partager mes connaissances dans le domaine du web grâce au blogue. Si vous aimeriez que j'approfondisse un sujet pour vous, n'hésitez pas à m'en faire part!

16 Responses to “Comment optimiser le SEO d’un site multilingue ?”

  1. Julien Julien says : Reply

    Personnellement je recommande d’avoir différents ccTLDs si on veut faire un truc costaud niveau SEO…

    • Clément Dubois Clément Dubois says : Reply

      Oui mais ca peut coûter cher… Pis par exemple, si il faudrait que le domaine soit disponible avec les différents ccTLD.

  2. C’est pas toujours évident de traduire les URL en caractère non latin ( ex: arabe, hébreux, cyrillique etc.. )

  3. stephan stephan says : Reply

    Post très intéressant, merci pour les astuces!

  4. Merci pour cet article efficace, pour la location du serveur, ce n’est pas un critère très pertinent surtout si le site utilise un CDN.

    @camille je pense pas qu’il voulait dire de traduire l’URL en caractère non latin. Pour l’instant Les sites russes, arabes, chinois,.. utilisent la plupart du temps des caractères latins dans les URLS car c’est ce qui assure une plus grande compatibilité pour les navigateurs et ce qui est recommandé du point de vue SEO. Et dans ce cas, pour le choix de la langue dans l’URL, c’est souvent l’anglais, langue internationale.

    • On est bien d’accord 😉

      je fesais reference à un point évoqué dans l’article :
      “Quelques points à ne pas faire”

      “Traduire votre contenu sans penser à traduire l’URL.”

  5. C’est vrai que cela peut porter à confusion entre le site web multilingue et le site web multirégionale car la nuance n’est pas simple à distinguer. En tous cas merci pour l’astuce Serge pour les sites web russes arabes et chinois car je me posais toujours cette question niveau url mais l’anglais reste la langue internationale par défaut.

  6. Une autre méthode très intéressante est l’utilisation des META de géolocalisation pour chaque sous-site :

    et également

    Elles indiquent théoriquement la localisation de votre succursale et permettent un ciblage plus précis.
    Vous êtes bien sûr localisé dans le pays et la province indiquée ce qui donne une bonne idée à Google de votre cible.
    Elles vous donneront l’avantage de plus de favoriser les internautes qui se situent près de la localisation indiquée. (Encore plus vrai pour les sites mobile)

    Et depuis le début de l’année, il est possible d’indiquer à Google votre localisation à l’aide des balises Microdata (schema.org).

    Exemple :

    Klik L’Agence

    rue St-Thomas,
    Montreal
    Canada
    Qc J4H 1A1

  7. Suite à mon commentaire précédent : il semble que l’éditeur ait filtré les exemple de code source que j’avais mis…
    Si vous voulez que je reprenne mon commentaire (qui n’a plus trop d’intérêt comme ça)

  8. Alban Alban says : Reply

    Il y a quelques jours @Dauran nous faisait son retour d’expérience sur ce même sujet, et on y apprend que un TLD par pays est justement la chose à ne pas faire.
    Son états des lieux 1 an après punguin (pas glorieux) : https://medium.com/@dauran/one-year-after-penguin-5b3c46274713
    Le retour des équipes de Google sur son cas : https://medium.com/@dauran/gdg-dublin-seo-clinic-cc72023647a8

    • Clément Dubois Clément Dubois says : Reply

      Oui je viens de lire l’article. En effet, ce Dauran semble avoir eut beaucoup de difficulté… Mais chaque cas est différent. Mais je pense qu’au départ ses widgets n’ont pas dû l’aider …

  9. Ludovic Ludovic says : Reply

    Bonjour,

    Article riche et intéressant qui m’a permis d’avoir une bonne vue d’ensemble.
    Cela étant, quelles préconisations pour un site dont le nom de domaine .com est utiisé par la version en français et dont le nom de domaine est une suite de mot en français ?
    Il semble difficile d’utiliser le même nom de domaine pour une version en espagnole et une version en anglais.

    Merci pour votre éclairage.
    Ludovic

    • Clément Dubois Clément Dubois says : Reply

      Merci pour le commentaire Ludovic !

      C’est sur c’est vraiment pas le mieux pour le SEO mais aussi très mauvais pour l’expérience utilisateur. Je vous conseillerais tout simplement d’avoir un nom de domaine espagnol et anglais. C’est une réponse un peu simple, mais je vois mal un anglophone être attiré par une nom de domaine français.

      Bonne journée

  10. Paul Paul says : Reply

    Bonjour,

    J’ai une question à propos des domaines nationaux :
    J’ai un site en .com multilingue avec répertoires /en, /fr et /de.
    J’offre des services au Canada uniquement mais mes clients sont européens (principalement français, allemand et anglophone en général).
    Ai-je intérêt à prendre les extensions suivantes et à les rediriger vers mon .com :
    – .ca : Est-ce que ça va influencer Google dans les recherches du type “mes services Canada” faites en Europe ?
    – .fr, .de : Est-ce que ça aide Google à cibler ma clientèle même si le domaine est redirigé ?

    Merci !

    • Bonjour Paul,

      Si c’est seulement pour rediriger les domaines, ça ne vous amènera quasiment aucun bénéfice. Je ne vous recommande donc pas d’acheter ces domaines.
      Si toutefois vous les posséder pour protéger votre marque, vous pouvez les redirigez à ce moment-là au cas où quelqu’un tape le domaine précisément.
      Je recommanderais toutefois de les rediriger vers le bon répertoire associé.

      Merci,

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